10 décembre 2009
Plus brelle la vie ou l'angoisse teletubbique.
Je sais, c'est facile de taper sur un tel chef-d'oeuvre. Mais voilà, il s'est produit un évènement dans ma vie, il y a
quelques jours, forte de ma propension à zapper telle une déglinguée cintrée, je me suis décidée à rester sur une chaîne plus de quatre secondes, télécommande en mains. Mais attention, pas au hasard, plutôt interloquée par une réplique qui a raidi ma main, un peu comme une embolie, tant le choc artistique me clasha. Eh oui, c'est bien sur France3 que mon pauvre doigt s'est arrêté de battre, et pire encore, sur un requiem télévisuel: un épisode de "plus belle la vie". Vous savez, la super série à succès qui n'en peut plus d'attirer des spectateurs (visiblement drogués) 8 ( putain ) de millions de gens chaque jour, attendant les rebondissements et autres péripéties de truc machin et bidule je connais pas les noms. "Je suis suis homosexuel je vais me marier et hier j'ai tué quelqu'un" pourrait être le plus fidèle teaser de ce programme. Voici donc ce qui m'interloqua :
Lui: Tu as une sale gueule ce matin
Elle: Ah ben merci
Lui: T'aurais pas dû te lever si tôt
Elle: Je sais pas...Je suis mal fichue, je sais pas ce que j'ai
Lui: ah bon...Un coup de froid...
Elle: non peut-être une gastro...
La scène est coupée, pour laisser place à un peu de de suspense teinté de torpeur:
Lui: Je vais te buter
L'autre: ben vas-y
Lui: je vais tirer
L'autre: ben vas-y, n'hésite plus.
Bon je vais m'arrêter là, je pense avoir suffisamment dépeint l'oeuvre.
Le concept est simple et fonctionne à mort ( ce qui m'étonnera toujours), une louche de quotidien pour que le spectateur se projette, ben oui une gastro ça peut arriver à tout le monde, et hop un soupçon de violence avec un flingue pour faire Miami american beach cops et pof, ça le fait! le tout enrobé de questionnements qui ne dépassent pas la dramaturgie d'un teletubbie (nous y voilà) croisé avec une Sue Ellen : "Je suis enceinte mais le père c'est peut-être Benoit ou Bastien ou René", des scènes servies par une distribution vaguement "sous le soleil" mais pas trop, c'est à dire une distribution de beaux acteurs moches, oui je sais, ce n'est pas facile de se représenter un bel acteur moche ou une belle actrice moche, disons que ça oscille entre l'acteur de "sous le soleil" vaguement mannequin "la redoute " et un serveur de chez Quick. Un peu concentré, on voit très bien de quels genres de physiques je parle.
C'est tout, c'était juste pour dire que cette (merdasse) série fait, je crois, une vingtaine de pour cent de parts de marché et que France3 se fait dessus tous les soirs rien qu'à cette idée. Et moi aussi je frémis devant ces temps au rabais, hein!
Mais comme dirait Olivia Adriaco, grande penseuse devant l'éternel: "Les dialogues dans vidéo-gag sont écrits par de vrais auteurs, il ne fait pas l'oublier". Et oui, c'est ça aussi l'exception culturelle française.
30 novembre 2009
Les "vaginal movies" et moi.
S'il y a bien un genre cinématographique que je déteste, c'est bien le film vaginal. Lequel comme son nom ne
l'indique pas, n'a rien à voir avec une catégorie kuku mais s'apparente plutôt à ce que le Harlequin est pour la cuisinière, (j'aime pas "ménagère", la bouffe c'est plus noble que la crasse), c'est à dire un truc fastoche à avaler dans lequel elle trouvera tous les nutriments nécessaire à son équilibre, oh mon dieu.
Donc le film vaginal se présente comme un super block buster pour femelles surtout, un film qui attirera l'oestrogène avec autant d'efficacité que "Taxi" tease le blaireau. Productors are gods.
Dans le registre nous avons deux catégories, parce qu'il y a deux types de vagins "cinéfiles": le premier vient au cinéma pour y voir un acteur qui fait un peu sale, pas bien coiffé, gauche, malmené par les femmes ( comprendre Hugh Grant) pas vraiment mature pour la vie à deux mais qui y aura droit quand même dès la trente troisième minute. Dans le style nous avons les comédies avec le monsieur que je viens de citer, parfait british quadra qui dit oh shit quand il est vraiment en colère, et qui lâche des sourires de pubs pour parfum dès que la caméra tourne, sans oublier les moues boudeuses pour le côté "non, je ne suis pas si accessible mais si en fait", généralement on a Julia Roberts dans le champ pas bien loin, ou une autre pintade genre Renée Zellweger si on trouve que la première commence à dater.
Pas très compliqués au niveau de l'histoire, ces films tournent autour de l'anti-héros même pas foutu de tuer une araignée mais qui va quand même trouver la femme de sa life sur un marché aux puces avec une chemise tâchée de la veille; en général, le film s'appelle "mon meilleur ami à mon mariage" ou "enterrement à trois" ou "coup de foudre dans ma salle de bain". On connait.
Le second style dont je tiens à parler, est à mon sens pire que le premier, tant il relègue la spectatrice au rang de bouffeuse de Granola nouvelle recette devant sa télé écran plat: c'est le Supreme-vaginal-movie.
Le plus souvent nous avons une héroine gentille dans le fond qui a un mec juste pour montrer qu'elle est hétéro, un vague apprenti-acteur avec des cheveux, très important le second couteau avec des cheveux qui passera toutes ses scènes à se demander ce qu'il fout ici, en se passant la main DEDANS.
Or donc, nous avons le plus souvent une bonne femme avec un kilo et demi en trop à qui il arrive plein de merdasses, qu'on plaint dès la seconde scène tant sa vie pue ( appart avec suspicion de rats, des cheveux fins et gras, un petit ami qui dort avec un tee shirt humoristique). En face, on lui flanque une super actrice avec des chevaux sous le capot, ou mieux: une actrice sur le déclin qu'on ne peut plus vendre ailleurs que dans une comédie lourdingue, mais dont on sait qu'elle a quand même eu de belles heures ( comprendre Meryl Streep).
Ce qui m'amène à parler de ce film qui pour moi figure au panthéon des films pour vagins: "Le diable s'habille en Prada". ( Oui je sais que c'est d'abord un bouquin lequel fait partie de la "chick lit" c'est à dire littérature pour gonzesses cqfd)
Je l' ai vu pour la première fois hier soir, il passait à la télé, pas besoin de raquer 10 pesos pour le mater, juste besoin d'un canapé avec appui-tête, pour faire un gros dodo.
Je l' ai donc regardé pour rien, et ce, dans tous les sens du terme, si ce n'est pour écrire ce billet tout aussi zéro que le film, je sais, merci.
Je dois dire que j'étais vierge comme une vierge devant l'écran, n'ayant vu aucun extrait jamais, ni lu aucune critique, hormis des critiques équivalente à des "oh c'est trop super cool", ou " ah ouais tu l'as vu ce film, il est over ouf de bien" dans les magazines tout aussi vaginaux que ce chef-d'oeuvre du cinéma pas glorieux et peu valorisant pour celles qui les regardent.
Dès les premières notes du générique, j'ai eu les boules, la petite musique au piano pour montrer qu'on n'est pas devant la liste de Schindler, mais plutôt devant une poilade légère comme celles des années 80 avec Diane Keaton ( genre "baby-boom" voyez de quel film je parle?), je me dis "ben dis donc, les films pour nanas sont restés coincés dans les années 80, genre c'est pas la peine qu'on se casse le derrière à leur faire des films actuels, elles y paneront rien ces poulardes". ( Productors are gods bis).
Je poursuis quand même, courageuse téléspectatrice que je suis.
L'heroine, enfin l'anti-heroine, est une jeune grue naive et mal sapée, mais mal sapée cinéma, avec les vieux pulls qu'ils doivent garder dans une penderie spéciale caricature de la fille pas à la mode.
L'autre heroine, ben oui y'en a deux, une toute seule elle tient pas debout, il en faut une autre pour faire tuteur. L'autre donc c'est Meryl Streep, deuxième caricature encore plus grossière que la première sous forme de vieille noix de coco qui se prend pour un dragon, soi-disant spécialiste en mode mais fringuée comme une pute de 1973 et encore pas à Paris, mais à Montluçon. En gros il s'agit de la super chef rédactrice en chef qui fait la pluie et le mauvais goût sur la planète et qui doit bien compter 60 hivers et est tout de même maman de jumelles d'à peine 9 ans). Bref ça démarrait mal, au bout de dix minutes, ce déluge de grossiers déja-vus, de lieux communs, trainait sa misère sur TF1 qui de toute façon allait péter tous les scores ce soir-là, j'imagine.
Bon. Soyons fort, ça va peut-être décoller.
La nana mal habillée donc, est une jeune diplomée qui décroche une entrevue avec the papesse of the magazine of the mode. Dans la vraie vie, elle aurait même pas eu le rencart mais bon y'aurait pas eu de film sinon, ( ni de livre d'ailleurs), la vieille peau l'engage, lui en fait baver jusqu'aux ongles parce que c'est comme ça qu'on apprend le métier pour au final lui balancer à la tronche après moult péripéties indignes d'intérêt, qu'elles se ressemblent finalement. ( C'est la séquence tragique du film ).
Eh bien ça a décollé que dalle en fait.
J'avais jamais vu un tel florilège de phrases toutes faites depuis les films avec Melanie griffith, un film donc, bardé de mièvreries, truffé de fausses répliques sensées être cinglantes mais n'appelant que le bide ( comme par exemple la tirade sur le bleu du pull de la jeune nenette crédule, qui vaut son pesant de pop corn baff), l'histoire cousue de fil de n'importe quel couleur, me gonfle plus qu'un vieil épisode de "madame est servie" c'est dire. Et j'en viens à me dire que même "Working girl" c'était mieux.
Chaque réplique creuse appelait une autre réplique de misère " Tu as décidé de changer depuis ce jour où tu as enfilé tes Jimmy choo", ou" "une bonne gastro et je pourrai l'enfiler cette robe".
J'aurais pu regarder l'ensemble les yeux fermés ou le regarder un autre film par dessus tant toutes les scènes étaient prévisibles et grossières de bonnes ficelles ( la fille qui merde au début mais finit par comprendre le job qu'on lui demande faire et époustoufle la vieille bique retorse qui au final est plus sympa qu'on pense, beurk). Je crois que je n' ai aimé que le titre, et encore, je commence à douter. Ah si: j'aime un peu l'affiche.
Du coup le lendemain j'ai usé de Google pour lire les critiques qui en avaient été faites à l'époque:
"hilarant!", "délicieux!", "la comédie de l'année!".
Doux Jesus, les yeux m'en tombent. Je pense que maintenant pour attirer la meuf ( ben oui je doute que le bon hétéro bien de chez nous n'y soit allé que sous la menace de madame) au cinéma le titre suffit, sauf que pour les nanas, faut évoquer une marque, il lui faut une brillance, bonne pie qu'elle est.
Pour la prochaine comédie à succès: "ma soeur met ses clés dans un Lancel", "ma mère conduit une Smart", ou "Opération HetM". Faut bien dégringoler.
Je regrette quand même de ne pas m'être déplacée au cinoche, rien que pour me délecter du spectacle de ces dindes arrivant dans la salle, par brochettes de 8, le sourire aux lèvres, (vous voyez, le sourire de la nana qui va au ciné voir une comédie et qui glousse déjà en s'asseyant) ou juste pour admirer la mine dépitée du gars qui a suivi "Virginie" ou "Elodie" comme un toutou et qui cherche à retenir de toutes ses forces, les extraits des films qui le font vraiment rêver, les films de guerre, de bastons, de bagnoles, d'effets spéciaux: les films de stouquettes, bordel!
J'ai raté tout ça, merde. Quoiqu'il en soit, les films sponsorisés par "Intima" très peu pour moi. Je me demande encore si j'ai regardé le bon film, on m'avait dit qu'il y avait un long métrage trop top sur le monde de la mode, j'ai dû tomber sur une contrefaçon. Ce soir, le diable a roulé en Lada.
31 octobre 2009
Stand by grippe.
Bon, je suis punie. Voilà ce que c'est de dire des méchancetés sur Biolay. J'aurais dû m'en prendre à Renan Luce,
tiens!
Donc, j'ai la grippe, pas la grippe A la glorieuse, non la grippe anonyme, celle qui t'empêche juste de vivre pendant trois jours minimum. Cette année en plus, elle est chanmé la garce, je me sens comme le vieux dans Magnolia. En plus la grippe, ça me fait badtripper coriace, j'envoie des sms gothiques de mort noire, des mails encore pires, quand j'arrive à ramper jusqu'à l'ordi évidemment. Enfin bref, hier soir j'ai pris un grog, avec une forte dose de rhum parce qu'il faut pas lésiner sur ce qui est bon. Incroyable ce truc ! Un vrai coup de pied au cul aux courbatures. J'ai l'impression de voler. Ou d'avoir rajeuni, je ne sais pas encore, j'hésite entre ces deux illusions. Sinon la grippe n'arrange rien à mes tocs. Le bruit du paquet de kleenex a l'ouverture me donne toujours envie de tuer et j'ai envie d'éternuer sur tous les gens qui vont bien. En plein badtrip donc, je me demandais naivement si la grippe avait un sens, une raison de venir arrêter le temps comme ça sans prévenir, au moment même où j'étais particulièrement productive ( écriture en cours de Facebook Superstar, un petit guide rigolo sur le phénomène). Je crois que non, c'est juste le petit rouage qui grippe, une mouche dans le lait, une emmerdeuse.
20 octobre 2009
Mais qui a encore planqué la boite d'anti-dépresseurs de Biolay?
Parce qu'on a ENCORE laissé le patient BIOLAY sortir un album. ( Enfin! Disent les fans sans honte aucune ), ça s'appelle tout
simplement "la superbe", après tout faut être modeste, enfin si le titre fait également référence ( en tablant sur le fait qu'il puisse y avoir un jeu de mots) à une faconde prodigieuse, eh bien sachez qu'en écoutant du Biolay on est bien loin de tout ça. Je saisis donc l'ironie au vol: le type sûrement se fout de ses propres textes. ( Mais là je rêve je crois ).
Auto-dérision faisant je me dis que cet album aurait pu tout aussi bien s'appeler "silence radio", ou "j'ai rien à dire mais faut bien que je fasse des disques". Une escroquerie ce type. Pas de voix, ou alors celle du matin quand encore ahuri on verse du sel dans son kawa, ce que j'appelle la voix pyjama, quant à la musique, euh, enfin je veux dire les trois pauvres notes qui se battent en duel tout le long de l'album en se demandant ce qu'elles foutent là, je préfère les taire, ce qu'elles font déjà très bien toutes seules. Les textes? Vous voulez dire les borborygmes alignés ça et là qui formant un tout c'est à dire le rien? Tout juste du Lorie semi-annonné un jour de grippe Absolue. ( On flaire, on flaire la flamme ( traduire la flemme) singulière, on gagne on perd...) Autant dire que son meilleur ami doit être le dico des rimes ( bon cherchons des rimes en "ére": quadrilatère? non, Fier? non déjà écrit, amer? non ça fait Noir désir, cratère? ah ouais c'est pas mal ça, aucun rapport avec le reste du texte mais c'est bon puisque ça RIME...). Je passe sur le look de James Dean de chez Leclerc du garçon, ses cheveux gainés à l'huile d'olive, ses tatouages de bad boy qui fait ses courses au Monop', Les cernes noirs façon cliché du gars qui pond ses textes hyper profonds la nuit parce que la nuit est insupportable à vivre et le jour, c'est encore pire, son faux air las de poète maudit qui boit des tequilas à trois heures de l'après-midi dans le sixième arrdt ( et son célèbre mal de vivre...) parce que supporter le monde vous comprenez c'est chiant alors autant être moitié saoul que carrément sur d'être un chanteur...)
Franchement, la première fois que j'ai entendu parler de Biolay c'était à la téloche, il semblait jouer au chroniqueur dans je ne sais plus quelle émission, je le trouvais rigolo à raler comme ça, à balancer les noms de ceux qu'il trouve nul, à oser quoi, je me disais, waouh ce gars-là il a pas peur, il crane à donf en montrant du doigt les pov types de la chanson française: Delerme, Benabar, Arthur H. ( lequel je croyais était une parodie de chanteur mais non c'est comme ça qu'il chante en vrai dans un studio payant) et autres vermiceaux mous du piano. Du coup, j'avais eu la curiosité d'en écouter, du Biolay, parce qu'un mec qui se met tout seul sur une black list, c'est forcément un mec qui a des choses belles et cohérentes à dire: eh ben que dalle, un vrai chanteur français comme il en nait tous les matins sur radio-acné ou radio bobo, "pas de musique pas de voix pas de texte" semblent désormais être les mots d'ordre pour vendre du cd ( Grégoire en chef de file, voire en mascotte). Bashung doit faire du smurf dans sa tombe en écoutant tout ça.
16 octobre 2009
Le trendy-fishing
Et ouais. Fallait le trouver celui-là. le trendy-fishing ou comment me donner envie de cumuler les mandales. 
Alors voilà, la dernière trouvaille des temps modernes, c'est de pêcher "branché". C'est à dire qu'avant, pêcher c'était pour les sous-dev, aujourd'hui c'est HYPE. Evidemment c'est une tendance qui s'adresse au jeune bobo germanopratin hein, pas au provincial qui sait très bien ce que c'est que la pêche. Or donc, une nouvelle race est née, celle des street-fishers, qui pêchent le long du canal st-martin ( quand je disais que c'était bobo je déconnais pas ), de s'habiller pêche mais pas trop, c'est à dire une casquette de rappeur, un baggy de boutonneux et un haut de jogging flashy genre Damon Albarn, des beaux petits hameçons design, une canne à pêche design itou ( ben oui c'est un minimum ) et zou on pêche.
Le truc, c'est que ces ptits trous du chat attrapent de la perche, certes , mais ensuite, là relâche ! ( après bien lui avoir niqué sa petite gueule avé l'hameçon à cette pov' bête). Bref, du flan, comme d'hab', mais toujours avec cette volonté intacte de faire se multiplier les blaireaux si parisiens soient-ils. Perso ça me donne envie de faire du trendy-hunting subitement.
12 octobre 2009
Coup de gueule.
Or donc, il m'arrive de recevoir via mon blog, des propositions ( pros, hein, pas indécentes ) de personnes ayant un rapport parfois plus que flou avec
l'écriture ( oui c'est normal avec un blog classé "littéraire", je cherche bien la merde aussi ), des gens donc, qui ne se présentent pas, n'ont pas de projet clair et qui en plus, s'offusquent comme des divas lorsque le moment venu, j'ai l'outrecuidance de leur demander ce qu'ils me veulent et surtout de quoi il retourne VRAIMENT ( oui parce que la teneur des mails ressemble davantage à une lettre anonyme faite à la hâte avec des coupures de journaux et de la colle Cléopâtre qu'à une tentative de dialogue adulte). C'est alors que, par le truchement de leur gros ego de misérables étrons venus de leur planète du même nom, ces gogos se mettent à m'insulter, tout ça parce que je n'ai pas répondu de suite par la positive et avec des "hourra", à leur semi-requête. ( Et en plus, comme ça vient juste de m'arriver, c'est encore très frais dans mes nerfs).
Je dirais donc simplement ceci : s'il y a une race que je DETESTE, c'est bien celle des hommes-mystères, créatures qui tentent de vous allécher, points de suspensions à l'appui, avec de faux désirs de collaboration en or massif. ( qui se révèlent souvent n'être que du plaqué ) parce que, tout bêtement, la plupart des gens ne savent pas ce qu'ils VEULENT. Et que, à partir du moment où ce qu'ils pensent VOULOIR concerne de près ou souvent de loin le "tistique", eh bien ils ne se sentent plus pisser et perdent leur savoir-vivre s'ils en avaient un, un peu comme des chauffards en GTI sur la RN20 à trois heures du mat'.
J'ai vraiment horreur de ça. Non seulement ça fait perdre du temps, mais en plus, ça cache souvent (mal) un type obèse de self-consciousness qui entend faire de vous son acolyte de loose pour ensuite vous coller cette même loose sur le dos. Bref le genre de type imbu de lui-même, pollué par sa médiocrité, qui n'hésitera pas à vous prouver par A + lui que vous êtes son inférieur artistique, tout ça parce que cette même personne se sent écrasée par le propre poids de son insignifiance. Afin que ce mini coup de sang soit plus parlant, mettons-nous de suite en situation de "demande de collaboration":
Imaginons que j'envoie un mail à un éditeur X ou Y. Et que mon mail ressemble à ceci :
"Ouais ( tout ça en mâchant un chewing gum façon bovin )...J'aurais bien un truc à vous filer mais...Enfin voila... Allez plutôt voir ça: http://egoarevendre.com et puis...on verra hein..."
Eh bien il y a fort à parier qu'en guise de réponse, je ne récolte que le silence ou au mieux un remontage de bretelles en règle qui serait d'ailleurs bien mérité.
Sachez, messieurs ( oui c'est rarement des meufs ), que les vraies personnes qui ont de vrais projets en parlent d'une façon claire limpide et humble, et qu'une proposition, ce n'est pas ni un jeu de piste ni un "fill in the blanks".
Alors egos disproportionnés, clodos du projet et autres tartampions de la velleité: merde, merde et merde.
( Les autres, je vous aime )
De plus, on le sait, internet a fait sauter tous les verrous de la bienséance, car se croyant tout seuls ou s'adressant à des boites mail donc des robots, ( car c'est bien connu, il n'y a personne derrière une adresse mail ), beaucoup de gens se permettent d'adresser à tous les vents, les pires insultes, tant la riposte sera de toutes manières toujours moins douloureuse qu'un bon poing dans la gueule ( ben quoi, vous aimez vous faire insulter, vous? ). Alors oui, pour s'adresser aux gens qu'on ne connait pas, même sur internet, on y met les formes comme on mettrait des patins pour marcher sur le parquet vitrifié de mémé, non mais: et oui, il faut dire bonjour, oui, il faut se présenter, oui, il faut rédiger même brièvement ses intentions, et franchement les points de suspension à la con sensés masquer du lourd et qui en réalité ne révèlent que la vacuité de celui qui les tape : just forget about it. Je ne demande pas de ronds de jambes, pas le genre de la maison, mais un minimum de politesse, un minuscule effort de présentation, histoire que le mail et son contenu déclenchent l'envie d'y donner suite.
C'était le coup de gueule du jour. ( Et ça ne m'a inspiré qu'une photo de Kalidor )
07 mai 2009
Facebook = fortress
Ce matin je décide pour diverses raisons de désactiver mon compte facebook.
Oui et ben pas si facile à dire qu'à faire...
Bon. Je suis la procédure, sauf qu'à un certain stade on me demande de recopier un code, dès fois que je serais un robot.
Je recopie le code exact : on me dit que ça va pas, que j'ai pas bien recopié.
Je recommence une bonne dizaine de fois, paf ma persévérance finit par payer
Ensuite déboule un choix de justification à cocher, quelques raisons valables de quitter facebook, genre: vous passez trop de temps sur fb, vous ne savez pas vous servir de fb, vous ne vous sentez pas en securité sur fb, et quand on a le malheur d'en choisir une, une fenêtre s'ouvre, vous expliquant que peut-être vous n'avez pas fait le necessaire pour aimer fb...ou que vous devriez faire appel à vos amis pour qu'ils vous aident...
bref je coche quand meme
et là paf, un echantillonnage de vos amis avec photos, apparait
precisant ceci : machin ou truc is going to miss you
On voit alors ses futurs anciens amis differemment: ils semblent tous tristes ou prets à mordre
j'ai pas bien réussi à définir
enfin voila culpabilité ouvre toi
mais je résiste et...
holy grail : you have desactivated your account.
Pof débarrassée.
Quelques heures plus tard : un mail.
Your account was reactivated
If you're not the one who reactivate it, click here.
Je clique here.
Juste impossible de poursuivre l' opération.
Du coup je retourne dans mes accounts settings
et je réitère.
Mon compte est donc de nouveau désactivé.
Jusqu'à nouvel ordre apparemment
vu que facebook refuse de laisser gambader ses sujets comme ça...
à suivre...
( latest news, j'ai reçu un mail précisant que si je veux réactiver mon compte il me suffit de me loguer à nouveau )
à suivre...bis
15 mars 2009
Bashung n'est pas mort, je l'ai entendu chanter à la radio ce matin.
N'importe quoi. Bashung mort et puis qui aussi? Kurt Cobain? 
Tss, tss. ça prendra pas.
Sommes nous des gonzesses? Sommes nous la vaillance, ou le dernier coquelicot?
Bon...Je vais vérifier cette information, mais faut pas non plus me prendre pour une bille. Je sais bien que ça meurt pas un Bashung.
23 février 2009
La cérémonie des escarres
A zut, no Oscar today pour M. Rourke. Tous assis sur le même cul à récompenser des multirécidivistes de la récompense qui doivent aligner leurs coupes sur la cheminée comme des prolos de Picardie.
Voilà, déjà qu'il a perdu son ptit chien, vlà qu' il loose l'Oscar.
Et Sean n' a même pas de Penn.
( Oh hé ça va, on n'est que lundi )
30 janvier 2009
L'historienne du mois.
" Moi ce que j' aime chez Cleopatre c'est comment elle arrivait à mener a la fois sa vie de femme et sa vie
professionnelle"
Sofia Essaidi, à propos de son role dans la comedie musicale " cleopatre"
interview filmée et vue par des millions de gens sur une chaine qui cartonne.
