31 octobre 2009
Stand by grippe.
Bon, je suis punie. Voilà ce que c'est de dire des méchancetés sur Biolay. J'aurais dû m'en prendre à Renan Luce,
tiens!
Donc, j'ai la grippe, pas la grippe A la glorieuse, non la grippe anonyme, celle qui t'empêche juste de vivre pendant trois jours minimum. Cette année en plus, elle est chanmé la garce, je me sens comme le vieux dans Magnolia. En plus la grippe, ça me fait badtripper coriace, j'envoie des sms gothiques de mort noire, des mails encore pires, quand j'arrive à ramper jusqu'à l'ordi évidemment. Enfin bref, hier soir j'ai pris un grog, avec une forte dose de rhum parce qu'il faut pas lésiner sur ce qui est bon. Incroyable ce truc ! Un vrai coup de pied au cul aux courbatures. J'ai l'impression de voler. Ou d'avoir rajeuni, je ne sais pas encore, j'hésite entre ces deux illusions. Sinon la grippe n'arrange rien à mes tocs. Le bruit du paquet de kleenex a l'ouverture me donne toujours envie de tuer et j'ai envie d'éternuer sur tous les gens qui vont bien. En plein badtrip donc, je me demandais naivement si la grippe avait un sens, une raison de venir arrêter le temps comme ça sans prévenir, au moment même où j'étais particulièrement productive ( écriture en cours de Facebook Superstar, un petit guide rigolo sur le phénomène). Je crois que non, c'est juste le petit rouage qui grippe, une mouche dans le lait, une emmerdeuse.
20 octobre 2009
Mais qui a encore planqué la boite d'anti-dépresseurs de Biolay?
Parce qu'on a ENCORE laissé le patient BIOLAY sortir un album. ( Enfin! Disent les fans sans honte aucune ), ça s'appelle tout
simplement "la superbe", après tout faut être modeste, enfin si le titre fait également référence ( en tablant sur le fait qu'il puisse y avoir un jeu de mots) à une faconde prodigieuse, eh bien sachez qu'en écoutant du Biolay on est bien loin de tout ça. Je saisis donc l'ironie au vol: le type sûrement se fout de ses propres textes. ( Mais là je rêve je crois ).
Auto-dérision faisant je me dis que cet album aurait pu tout aussi bien s'appeler "silence radio", ou "j'ai rien à dire mais faut bien que je fasse des disques". Une escroquerie ce type. Pas de voix, ou alors celle du matin quand encore ahuri on verse du sel dans son kawa, ce que j'appelle la voix pyjama, quant à la musique, euh, enfin je veux dire les trois pauvres notes qui se battent en duel tout le long de l'album en se demandant ce qu'elles foutent là, je préfère les taire, ce qu'elles font déjà très bien toutes seules. Les textes? Vous voulez dire les borborygmes alignés ça et là qui formant un tout c'est à dire le rien? Tout juste du Lorie semi-annonné un jour de grippe Absolue. ( On flaire, on flaire la flamme ( traduire la flemme) singulière, on gagne on perd...) Autant dire que son meilleur ami doit être le dico des rimes ( bon cherchons des rimes en "ére": quadrilatère? non, Fier? non déjà écrit, amer? non ça fait Noir désir, cratère? ah ouais c'est pas mal ça, aucun rapport avec le reste du texte mais c'est bon puisque ça RIME...). Je passe sur le look de James Dean de chez Leclerc du garçon, ses cheveux gainés à l'huile d'olive, ses tatouages de bad boy qui fait ses courses au Monop', Les cernes noirs façon cliché du gars qui pond ses textes hyper profonds la nuit parce que la nuit est insupportable à vivre et le jour, c'est encore pire, son faux air las de poète maudit qui boit des tequilas à trois heures de l'après-midi dans le sixième arrdt ( et son célèbre mal de vivre...) parce que supporter le monde vous comprenez c'est chiant alors autant être moitié saoul que carrément sur d'être un chanteur...)
Franchement, la première fois que j'ai entendu parler de Biolay c'était à la téloche, il semblait jouer au chroniqueur dans je ne sais plus quelle émission, je le trouvais rigolo à raler comme ça, à balancer les noms de ceux qu'il trouve nul, à oser quoi, je me disais, waouh ce gars-là il a pas peur, il crane à donf en montrant du doigt les pov types de la chanson française: Delerme, Benabar, Arthur H. ( lequel je croyais était une parodie de chanteur mais non c'est comme ça qu'il chante en vrai dans un studio payant) et autres vermiceaux mous du piano. Du coup, j'avais eu la curiosité d'en écouter, du Biolay, parce qu'un mec qui se met tout seul sur une black list, c'est forcément un mec qui a des choses belles et cohérentes à dire: eh ben que dalle, un vrai chanteur français comme il en nait tous les matins sur radio-acné ou radio bobo, "pas de musique pas de voix pas de texte" semblent désormais être les mots d'ordre pour vendre du cd ( Grégoire en chef de file, voire en mascotte). Bashung doit faire du smurf dans sa tombe en écoutant tout ça.
16 octobre 2009
Le trendy-fishing
Et ouais. Fallait le trouver celui-là. le trendy-fishing ou comment me donner envie de cumuler les mandales. 
Alors voilà, la dernière trouvaille des temps modernes, c'est de pêcher "branché". C'est à dire qu'avant, pêcher c'était pour les sous-dev, aujourd'hui c'est HYPE. Evidemment c'est une tendance qui s'adresse au jeune bobo germanopratin hein, pas au provincial qui sait très bien ce que c'est que la pêche. Or donc, une nouvelle race est née, celle des street-fishers, qui pêchent le long du canal st-martin ( quand je disais que c'était bobo je déconnais pas ), de s'habiller pêche mais pas trop, c'est à dire une casquette de rappeur, un baggy de boutonneux et un haut de jogging flashy genre Damon Albarn, des beaux petits hameçons design, une canne à pêche design itou ( ben oui c'est un minimum ) et zou on pêche.
Le truc, c'est que ces ptits trous du chat attrapent de la perche, certes , mais ensuite, là relâche ! ( après bien lui avoir niqué sa petite gueule avé l'hameçon à cette pov' bête). Bref, du flan, comme d'hab', mais toujours avec cette volonté intacte de faire se multiplier les blaireaux si parisiens soient-ils. Perso ça me donne envie de faire du trendy-hunting subitement.
12 octobre 2009
Coup de gueule.
Or donc, il m'arrive de recevoir via mon blog, des propositions ( pros, hein, pas indécentes ) de personnes ayant un rapport parfois plus que flou avec
l'écriture ( oui c'est normal avec un blog classé "littéraire", je cherche bien la merde aussi ), des gens donc, qui ne se présentent pas, n'ont pas de projet clair et qui en plus, s'offusquent comme des divas lorsque le moment venu, j'ai l'outrecuidance de leur demander ce qu'ils me veulent et surtout de quoi il retourne VRAIMENT ( oui parce que la teneur des mails ressemble davantage à une lettre anonyme faite à la hâte avec des coupures de journaux et de la colle Cléopâtre qu'à une tentative de dialogue adulte). C'est alors que, par le truchement de leur gros ego de misérables étrons venus de leur planète du même nom, ces gogos se mettent à m'insulter, tout ça parce que je n'ai pas répondu de suite par la positive et avec des "hourra", à leur semi-requête. ( Et en plus, comme ça vient juste de m'arriver, c'est encore très frais dans mes nerfs).
Je dirais donc simplement ceci : s'il y a une race que je DETESTE, c'est bien celle des hommes-mystères, créatures qui tentent de vous allécher, points de suspensions à l'appui, avec de faux désirs de collaboration en or massif. ( qui se révèlent souvent n'être que du plaqué ) parce que, tout bêtement, la plupart des gens ne savent pas ce qu'ils VEULENT. Et que, à partir du moment où ce qu'ils pensent VOULOIR concerne de près ou souvent de loin le "tistique", eh bien ils ne se sentent plus pisser et perdent leur savoir-vivre s'ils en avaient un, un peu comme des chauffards en GTI sur la RN20 à trois heures du mat'.
J'ai vraiment horreur de ça. Non seulement ça fait perdre du temps, mais en plus, ça cache souvent (mal) un type obèse de self-consciousness qui entend faire de vous son acolyte de loose pour ensuite vous coller cette même loose sur le dos. Bref le genre de type imbu de lui-même, pollué par sa médiocrité, qui n'hésitera pas à vous prouver par A + lui que vous êtes son inférieur artistique, tout ça parce que cette même personne se sent écrasée par le propre poids de son insignifiance. Afin que ce mini coup de sang soit plus parlant, mettons-nous de suite en situation de "demande de collaboration":
Imaginons que j'envoie un mail à un éditeur X ou Y. Et que mon mail ressemble à ceci :
"Ouais ( tout ça en mâchant un chewing gum façon bovin )...J'aurais bien un truc à vous filer mais...Enfin voila... Allez plutôt voir ça: http://egoarevendre.com et puis...on verra hein..."
Eh bien il y a fort à parier qu'en guise de réponse, je ne récolte que le silence ou au mieux un remontage de bretelles en règle qui serait d'ailleurs bien mérité.
Sachez, messieurs ( oui c'est rarement des meufs ), que les vraies personnes qui ont de vrais projets en parlent d'une façon claire limpide et humble, et qu'une proposition, ce n'est pas ni un jeu de piste ni un "fill in the blanks".
Alors egos disproportionnés, clodos du projet et autres tartampions de la velleité: merde, merde et merde.
( Les autres, je vous aime )
De plus, on le sait, internet a fait sauter tous les verrous de la bienséance, car se croyant tout seuls ou s'adressant à des boites mail donc des robots, ( car c'est bien connu, il n'y a personne derrière une adresse mail ), beaucoup de gens se permettent d'adresser à tous les vents, les pires insultes, tant la riposte sera de toutes manières toujours moins douloureuse qu'un bon poing dans la gueule ( ben quoi, vous aimez vous faire insulter, vous? ). Alors oui, pour s'adresser aux gens qu'on ne connait pas, même sur internet, on y met les formes comme on mettrait des patins pour marcher sur le parquet vitrifié de mémé, non mais: et oui, il faut dire bonjour, oui, il faut se présenter, oui, il faut rédiger même brièvement ses intentions, et franchement les points de suspension à la con sensés masquer du lourd et qui en réalité ne révèlent que la vacuité de celui qui les tape : just forget about it. Je ne demande pas de ronds de jambes, pas le genre de la maison, mais un minimum de politesse, un minuscule effort de présentation, histoire que le mail et son contenu déclenchent l'envie d'y donner suite.
C'était le coup de gueule du jour. ( Et ça ne m'a inspiré qu'une photo de Kalidor )
07 mai 2009
Facebook = fortress
Ce matin je décide pour diverses raisons de désactiver mon compte facebook.
Oui et ben pas si facile à dire qu'à faire...
Bon. Je suis la procédure, sauf qu'à un certain stade on me demande de recopier un code, dès fois que je serais un robot.
Je recopie le code exact : on me dit que ça va pas, que j'ai pas bien recopié.
Je recommence une bonne dizaine de fois, paf ma persévérance finit par payer
Ensuite déboule un choix de justification à cocher, quelques raisons valables de quitter facebook, genre: vous passez trop de temps sur fb, vous ne savez pas vous servir de fb, vous ne vous sentez pas en securité sur fb, et quand on a le malheur d'en choisir une, une fenêtre s'ouvre, vous expliquant que peut-être vous n'avez pas fait le necessaire pour aimer fb...ou que vous devriez faire appel à vos amis pour qu'ils vous aident...
bref je coche quand meme
et là paf, un echantillonnage de vos amis avec photos, apparait
precisant ceci : machin ou truc is going to miss you
On voit alors ses futurs anciens amis differemment: ils semblent tous tristes ou prets à mordre
j'ai pas bien réussi à définir
enfin voila culpabilité ouvre toi
mais je résiste et...
holy grail : you have desactivated your account.
Pof débarrassée.
Quelques heures plus tard : un mail.
Your account was reactivated
If you're not the one who reactivate it, click here.
Je clique here.
Juste impossible de poursuivre l' opération.
Du coup je retourne dans mes accounts settings
et je réitère.
Mon compte est donc de nouveau désactivé.
Jusqu'à nouvel ordre apparemment
vu que facebook refuse de laisser gambader ses sujets comme ça...
à suivre...
( latest news, j'ai reçu un mail précisant que si je veux réactiver mon compte il me suffit de me loguer à nouveau )
à suivre...bis
15 mars 2009
Bashung n'est pas mort, je l'ai entendu chanter à la radio ce matin.
N'importe quoi. Bashung mort et puis qui aussi? Kurt Cobain? 
Tss, tss. ça prendra pas.
Sommes nous des gonzesses? Sommes nous la vaillance, ou le dernier coquelicot?
Bon...Je vais vérifier cette information, mais faut pas non plus me prendre pour une bille. Je sais bien que ça meurt pas un Bashung.
23 février 2009
La cérémonie des escarres
A zut, no Oscar today pour M. Rourke. Tous assis sur le même cul à récompenser des multirécidivistes de la récompense qui doivent aligner leurs coupes sur la cheminée comme des prolos de Picardie.
Voilà, déjà qu'il a perdu son ptit chien, vlà qu' il loose l'Oscar.
Et Sean n' a même pas de Penn.
( Oh hé ça va, on n'est que lundi )
30 janvier 2009
L'historienne du mois.
" Moi ce que j' aime chez Cleopatre c'est comment elle arrivait à mener a la fois sa vie de femme et sa vie
professionnelle"
Sofia Essaidi, à propos de son role dans la comedie musicale " cleopatre"
interview filmée et vue par des millions de gens sur une chaine qui cartonne.
26 janvier 2009
L'employée du mois.
"Vladimir Poutine il est cool, c'est mon pote" 
Patricia Kaas. Il y a deux semaines environ, sur une radio vachement écoutée.
05 janvier 2009
Retour d'acide. (Souvenirs de Stalag).
Tous les vendredis matins, (jour où on s'aperçoit qu' on n' a rien à bouffer pour le week end et qu' on a
peur) je vais au supermarché, cool ou presque. J'y vais toujours à la même heure, parce que je fais beaucoup de choses à la même heure, c'est ce qui me lie avec le quotidien, le drame et accessoirement mon insignifiance. Eh bien immanquablement je tombe sur qui, hein? Ma première prof d' allemand, mon premier bourreau femelle. C'est une histoire répandue, celle du traumatisme par le truchement de "l'onzeignemon de la long deu keuteu" comme dirait Bill des Tokio Hotéleu, mais je sais pas pourquoi, les profs d' allemand sont toujours des suppôts du Malin, des tordus vachement droits dans leurs bottes cirées par des innocents. Doit y avoir une "Fabrik" quelque part je sais pas. J' ai pas eu d' enfance moi, j' ai signé pour faire allemand première langue à 10 ans. ( prononcez dzén yareu). Et vu comme je tremble en écrivant, j' ai le droit de gueuler je crois. Je pouvais pas à l'époque, je ne pouvais que me faire dessus en articulant "guten Morgen" à la maitresse, la fameuse que je croise tous les vendredis au rayon poisson à dix heures tapantes. Limite si on devait pas lui faire une révérence à la Sissi. Cette saleté, parce que c'en était une, s'appelait madame Salomon, ça s'invente pas ça. Des cheveux blonds comme une BlitzKrieg, des fringues repassées par un fer Krups, et un regard de LuftWaffe que lorsque ce genre de regard te fixe tu penses à un Luger pointé sur sur ton front de môme qu' a rien fait, et tu te mets à déclamer tes verbes irréguliers comme s'ils étaient voeux de chasteté envers les autres langues, les sous-langues comme on finissait par dire à nos copains qui allaient en anglais aussi légers que s'ils gambadaient vers le square. On méprisait les autres d'être épargnés par l' oppression, du coup, quand on a dû prendre anglais deuxième langue en quatrième, on se demandait si l' education nationale se foutait pas de la gueule du monde à enseigner un dialecte aussi primitif ( I LOVE YOU : JE AIMER TOI) avec une conjugaison limitée, inventée vite fait histoire de pas grogner, et une grammaire emasculée... On finissait par être vachement nerveux à l' intérieur et je crois même qu' on a fabriqué nos premières rides à cette époque. Aujourd'hui encore je m'aperçois que ces années passées à réciter des vers de Novalis en sueur n'ont servi qu'à ce que je les oublie dès l' âge adulte, l' âge libre de cours d' allemand. J'exagère quand je dis "oublié" parce que je sursaute comme un bandit en cavale dès qu'un mot de vocabulaire me revient, je ne sais par quel hasard chimique. Pas tranquilles. On a fait de nous des gens inquiets, névrosés du par coeur, utilisant l'autoflagellation en cas de lacune quelle qu'elle soit. Quand je me refais le casting, de tous les profs d'allemand subis, pas un ne me semble fiable niveau psychiatrique, tous épris de tocs divers, avec une horloge à la place du ventre, des diablotins sans fantaisie avec des petits sacs en cuir rigide au poing, des lunettes aux verres briqués avec haine; j 'exagère pas, quand je recroise cette prof, cette barre de fer, avec ses tifs toujours aussi présents sur son crane, en casque, j'observe de loin ce petit soldat, ordonnant à la poissonnière de lui "lever méticuleusement des filets", méprisant la gueule ouverte des truites en rang en train d'ignorer l'allemand et Thomas Mann, eh bien je lui ferai bien un...Je lui dirais bien que...Enfin je sens monter en moi...Juste... "Guten Morgen Frau Salomon".

