15 septembre 2008
La possibilité d' un bled.
Alors voilà, en ce moment c'est la période des vide greniers, période qui invite au déplacement
géographique de faible intensité c'est à dire l'exil dominical dans les patelins tout autour de sa propre ville.
De sympathiques petits villages sans histoires, ou presque.
Alors bien sur, au lieu de simplement flaner à la recherche de la dernière connerie encombrante à grapiller, mon regard s'égare parfois sur: l' autochtone.
J'ai remarqué, sûrement avec une naiveté enthousiaste, combien ces gens devenaient volontiers américains. Mais attention, pas n' importe quel américain, celui qui rode au far west, celui qui vient d' un autre âge : le texan.
En effet, bon nombre de ces personnes s'adonnent avec un entrain très discutable à la country dance ( si si , et ils font des représentations gratoches en pleine rue à heure de pointe, comme ça sans gloire, genre le rythme on s'en tape, de vrais petits robots en pleine rebellion molle).
Certaines femmes, pour ne pas dire toutes, se teignent les cheveux en blanc et rose_ en rouge_ ou en purple gloss ( mais où trouve-t-on de telles colorations?), Ces gens sont des punks qui s'ignorent, arborant des pantalons en jean " neige" ( souvenez vous de cette mode atroce des années 80) moulants, insérés dans des bottes de cow boys ( and cow girls) blanches ( aie ), portant des chemises à motifs western , et last but not least : le stetson, enfin voilà, de quoi faire passer le célébrissime tee shirt johnny pour dépassé. Ces hommes et femmes sont très à l' aise dans leur petite bulle étatzunienne, le far west dans le tricot, la mèche "Elvis " méthodiquement gonflée de gel pour que les lunettes ne l' affectent pas. Et oui leurs gosses s'appellent toujours Dylan, il y a un minima à respecter, tout de même.
Je ne dis pas qu' en extrême centre nous n'avons pas notre lot de wannabees et autres poor lonesome bobos, non, je m' interroge juste sur le fait que les "quakers kids" se retrouvent tous ici, en forte et épaisse concentration comme unis dans un sort commun: celui de kiffer Lucky Luke. ( Je l' affirme : bientôt on fêtera thanksgiving à Bou et on se pamera devant les chicken wings d'Ouzouer le marché !)
Loin de moi l'envie d'en rire, non, je les trouve même courageux ,à se balader comme ça dehors et à se saluer familièrement, comme le font les naturistes à Montalivet (oeillades dont seules les castes underground ont le secret ). Perso je suis incapable de me dévergonder textilement, alors je ne peux que surnoter la performance ! D'ailleurs, si j'osais me moquer, mon GPS moral ( accompagné de Jessica de Marcilly-en-villette et Marylène de Gasny-sur-eure ) m'inviterait vers la plus proche bretelle d'autoroute pour aller me faire foutre.
Bon, s'il s'agissait d' un combat pour la liberté d'expression, je dirais: "passons", mais malheureusement je redoute de plus en plus le goût perso... Et je ne parle pas des "Paris Hilton look alike" ( téléguidées par le magazine Voici ) qui tentent de claudiquer en talons blancs avec surcharge de bijoux plastok bleu canard ! De quoi faire un ptin de reportage photos si j' avais le cran. Oh juste de dos ( oui je suis lâche ), la flip side est suffisamment parlante pour que j' évite de me taper des procès pour atteinte à l' image.
La photo ci contre n'est pas celle d'un habitant de ville de moins de 1000 personnes lambdas, non, il s'agit d' un prod de zik americain ( ah encore eux ) dénommé Phil Spector inculpé pour homicide puis relaxé.
Avouons que cette photo est impec pour placer le curseur sur l'échelle du courage capillaire et vestimentaire. Gloire à ceux qui ne vivent pas ( comme moi, vous ) dans le petit monde étriqué du regard de l'Autre (du mien, du vôtre ). Gloups.
Alors abusez de vos dimanches! Louez un pick-up et pour quelques kilomètres de plus, offrez vous la conquête de l' ouest, évitez l'énième poulet-patates de tatie ou la déliquescence devant tv5 monde, car aux heures où la jet set de Chaingy et les héros de Dallas vont boire, il se pourrait bien que votre vide- grenier se fasse ruée vers l' or.
05 septembre 2008
Nekro Spiritual.
Alexandra Apperce 
Née le 03/12/ ? à Orléans, chef de file du "friendly gasteropod movement", visant à saccager les affiches publicitaires concernant les nouvelles sorties littéraires, détourner des manuscrits à destination de diverses grandes maisons d’éditions, et enfin à détruire par projection de bétadine les têtes de gondoles de tous les magasins Fnac arborant les pires best-sellers du moment.
Ces années de rébellion la conduisirent à effectuer des travaux d’intérêt général notamment en tant que : hôtesse d’accueil à la société générale de Melun, ouvreuse au Pathé d’Issy les moulineaux ou préparatrice de pitas dans un shoarma du dix-huitième arrondissement de Paris. Expérience qui lui valut une rencontre des plus fortuites, en mars 2018, avec l’auteur Marc Lévy qui fut séduit, affirma-t-il, par ses antécédents puérils mais frais comme une onde sur l’herbe verte vers fontainebleau. Ils se marièrent le samedi suivant à la mairie du quatrième arrondissement, en costumes traditionnels hawaiens, (les seules tenues restées non louées au magasin "la fête" près du BHV place d'Italie).
Elle publia en tout et pour tout deux livres « velcro ( rebaptisé « va devant je te rejoins, par l’éditeur) et Risiko ( publié sous le titre « Non c’est pas grave, vraiment » sur les conseils avisés de son époux).
L’union tourna court lorsqu’il dut sévir et poursuivre sa femme en justice pour diffamations diverses et surtout calomnies via un roman intitulé « dis moi pas que c’est pas vrai ». Divorça l’année suivante pour cause de récidive dans son roman « rince ton lavabo » directement inspiré par la vie quotidienne du couple, lui valant tout de même son plus bel (et lucratif) opus. Perdit cette même année un de ses meilleurs amis en le convainquant de ne sortir dans la rue qu’exclusivement grimé en david lynch, celui-ci se verra passé à tabac par un groupe de fanatiques adorateurs de david cronenberg. Suite à cela, elle vivra recluse dans un appartement discret en banlieue, n’occupant son temps que par l’ écriture d’un film : « nénuphar », une pale et burlesque copie, dira le magazine Première, du fabuleux film « magnolia ».
Perdant tout intérêt pour l’ écriture, elle se verra ruinée par son mariage en très grandes pompes avec un sauteur à la perche tchèque, Ivan Vichli, de vingt trois ans son cadet, qui ne lui laissera en souvenirs qu’une clé usb comportant des photos montages monstrueux ainsi que des vidéos la montrant ivre, détaillant avec la plus grande verdeur mais aussi la plus grande précision, la fabrication des sandwichs « kebab », dénonçant par la même, un marché douteux de viandes aux provenances non encore déterminées qui lui valurent les foudres de la mafia turque.
Humiliée puis lasse de Paris et ses revers, elle se retirera sous une fausse identité en 2031 créant un nouveau mouvement « Itotallymessedupmysuicides », auquel se ralieront très vite guillaume Musso, Anne Gavalda, Florian Zeller et autres personnes déchues, écrira en 2033 deux chansons pour Jenifer, très désireuse de préparer son come-back après vingt quatre ans d’absence.
A.A. mourut d’une crise cardiaque, dans un taxi, apprenant via la station de radio " Cauet is not dead" le titre du nouveau roman de son ancien mari Marc Lévy : « Risikokonut », comme une dernière offense avant la route.
Sa tombe reste introuvable et ce pour une cause des plus connues de notre temps : suite à une erreur informatique de type 4, sa dépouille fut déposée dans une fosse commune, une vraie tragédie pour celle dont le thème principal était le rejet de toute forme de promiscuité.
Elle avait 59 ou 63 ans.
04 septembre 2008
La rentrée "lit & RER"
Oui ce jeu de mot était facile. Mais il parait que ce sont les deux endroits où nous lisons le plus. Ce qui m' amène à mon sujet du moment : mes igor et grishka de l' imprimerie, mon animal à deux têtes : le Musso-Lévy. 
Il faut que j' installe le contrôle parental, je n' ai de cesse de taper leur nom dans google. Et je trouve des perles! Figurez vous que certaines personnes se regroupent sous le noms de lecteurs pour parler des oeuvres de nos deux congénères. Pas des blagues. J'imagine déjà les lancements de sujets autour de la Nespresso : "Moi le passage qui m'a bluffé c'est quand Valentin demande à Jeanne s'il peuvent partager le lavabo pour se laver les dents, j' ai trouvé ça tellement réaliste". Un autre de rétorquer : "moi c'est quand Mathilde découvre qu' elle a oublié ses clés et qu' il va falloir appeler un serrurier..." ça donne presque envie d' y participer et d'inviter le plus exalté d'entre eux à diner. ( Mince, c'est une pièce de théatre ça )
enfin bref , dans les perles du net, j' ai préféré :
"Musso-Lévy : le combats des titans."
"Musso-Lévy : le duel au sommet des best sellers de l' été"
et enfin, last but not list, ( j' ai découvert que les fans de Lévy et de Musso n'étaient pas compatibles (!!!!):
"comparer Musso à Lévy c'est comme comparer du crémant de Bourgogne avec du Moet et Chandon."
Et ce n'est qu' un échantillon de tacle ! Des forums entiers sur Dupont contre Dupond !
C'est trop bon, du Danao versé en fût de chêne, première pression à froid, garanti sans sulfates. PItié n'arrêtez pas.

