11 décembre 2008
J'ai tout vu, je peux mourir.
Là, c'est le pompon ! Comme on disait dans les années 60 ou plus. Je viens de recevoir le mail le plus "
donnenviedesependritif " of the world. Un type commence à me poker ( voir autre post pour explainaicheun ), je réponds pas, je poke back pas. Le gus, voyant que je n' étais pas sensible à son désespoir, m' envoie un mail. Et là, les sueurs froides tièdes bouillantes vertes commencent à faire remuer mon cachemire : je cite le mec : " voila, je voudrais être auteur, j'écris depuis quelques temps mais voilà j' ai un problème : quel logiciel faut il mieux utiliser "phraséo" ou "papel"?, j' ai envoyé des mails à d'autres auteurs qui ne me répondent pas, il n' y a visiblement aucune solidarité dans ce milieu et facebook est surfait."
Bon dans un premier temps, comme je suis parano, je pense à un gag, un type qui a envie d' être méchant, tout ça... Alors je regarde son profil, je me rends compte via les infos que ce gugus n' est de toute évidence pas armé pour être ironique : il est fan d'une équipe de foot de douzième division, habite dans le département de l'aube ou aude je sais plus, de toutes façons je ne saurais placer aucune des deux avec précision sur une carte, help me god !, le mec taffe chez mondial peche et kiffe les ovnis le week end.
bref, impossible qu'il soit intentionnellement cruel. Du coup...On ne frappe pas une personne déjà à terre...Merde. Pas de prise ! j' ai pas de bol, le mec est grave sérieux et visiblement plus au fond du trou que moi, oui largement. Re merde. La race existe donc! Des gars simples, honnêtes à mort, qui se font des idées d'enfants sur ce genre de professions super ingrates, qu'on doit surement écrire avec une paille plantée dans un cocktail orange et bleu en s'adonnant à un simple jeu "fill in the blanks"; well, le genre de type qui doit chercher désespérement dans Google les milles et deux façons de devenir "célèbéKonnu". Du pire to pire, quoi.
Je n' ai pas le choix. Je dois lui répondre un truc, même con, mais un truc. ou sinon il pourrira mon "wall" d'insultes et tous mes facebookfriends sauront comme je suis, vraiment. L' indifference sur FB se paie cash.
Le stress process s'impose. C'est comme ça que je fonctionne le mieux et le plus efficacement. Je réponds donc un mail long, très long, parce que les mails courts sont forcément cinglants, hautains et lourds de sens. J'emberlificote, je remplis les blancs de phrases toutes faites auxquelles évidemment il doit être sensible, je l' épargne soigneusement des réalités de la writing sphere, j'invente un peu de réconfort bas en gamme je le reconnais, la faux cul white trash de base quoi.
Ben n' empêche, ça a porté ses petits fruits : le type m' a répondu que j' avais sans doute raison, ( pour quoi je sais toujours pas ) et que, je cite: "de toutes façons, je trouve pas de bons logiciels, j'arrive a rien avec ce qu'il y a sur le marché, j'essaye d'écrire un roman depuis 3 ans". I've seen it all. Le cimetière le plus proche siouplé ?
02 décembre 2008
Minuit dans le jardin du lien et du taf.
Car il doit bien exister, ce répertoire vachement utile avec absolument toutes les peaux de banane sur
lesquelles ne pas choir. D'ailleurs, dans la catégorie des king size bananas, je citerais " bosser avec des gens du même sang, des amis ou même des gens qu' on fréquente juste un peu".
En même temps, j'avoue que ma crédulité a su rester intacte au gré des emmerdes de ce genre, (mais quel est donc son secret?) Ce n'est pourtant pas faute d'avoir été avertie. Même le cinoche avait mis les phares pleins en me présentant pléthore de films sur le sujet. Voyons un peu : "Le parrain". ah ben oui c'était bien le bordel entre les frères Corléone, "Faux semblants": oui le bordel aussi. Et j' en passe of course, c'est un thème genre arbre aux marrons.
Résumons: les amis, les frères, les maris, c'est cool pour les pizzas, les vacances et les calembours, mais pour tout le reste conjuguons nos talents avec ceux qui seront désormais et judicieusement des : droÏdes. Je conviendrai pour eux d'un numéro à 5 chiffres en prévision d'un avenir long (!), et ce également pour éviter toute confusion ou doublon.
Ainsi, quand je demanderai à 25478 de bien vouloir refaire ce qu' il a fait avec taaaaannnnt de soins parce que "franchement ça le fait pas DU TOUT", eh bien il ne me collera pas dans la figure nos plus belles années, la nuit où je l'ai appelé à 3 heures du mat paske ça allait pas, ni même à quelle heure on devra arriver à la soirée de machin, si on y va ensemble ou pas et je parle pas de la fois où "il"ou "elle" aurait gardé mon chat, etc. Il y a des gens qu' on n' a pas envie de découvrir tant que ça, je préfère leur laisser leur part d'ombre, des gros nourrissons idéalistes et over succeptibles aux "artistes" mal éduqués et bouffis d'égogo, avec eux je veux bien rire, je préfère rire.
Et comme la réciprocité est malheureusement valable, j'épargnerai à ceux-ci de clamer : " ah ben dis donc t'étais plus marrante hier soir" ou " ben je pensais que t'étais vachement plus bohème et inconséquente dans ta tête ".
De cette manière froide, clinique, dénuée de sentiments donc forcément intelligente, je préserverai mes liens sociaux de cette terrible vérité : oui, le diable peut aussi s'habiller en Zara. Bon , faut que j' aille dire à ...35689... que son "oeuvre" est molle de la malléole. O brother, where are thou?

